Attention nez sensible : l’assainissement non collectif (ANC)

Comme toujours, la non-entente entre des mairies impacte le plus souvent les usagers. Notre future maison se situe sur le haut de la ville et toute cette zone pourrait être raccordée au système de traitement collectif de la ville d’à côté, elle-même sur ce plateau. Ce serait plus simple techniquement et économiquement que de se raccorder au système de notre ville bien plus éloigné. Mais leur désaccord empêche cette installation depuis des années ! Sacrés politiciens !

Donc, nous voilà obligés d’installer un assainissement non collectif. Un bureau d’études indépendant se charge de la conception et quand nous sommes d’accord, il envoie le dossier au Service Public de l’Assainissement non Collectif ou SPANC. Le service a un mois pour approuver ou demander des modifications.

Et il ne faut pas traîner, parce que le permis de construire en dépend. La mairie ne le délivrera pas tant que la SPANC ne lui aura pas donné le feu vert.

La visite du BE Etud’Sol sur le terrain a eu lieu par une belle journée d’automne. L’expert fait quelques sondages de sol et mesure le dénivelé.

Ensuite, nous avons discuté des différentes filières agrées afin de déterminer celle qui nous convient le mieux. Il en existe deux principales :

La microstation

Ce dispositif d’assainissement non collectif est similaire à une station d’épuration municipale, mais en version miniature.

Avantages :

  • Emprise de sol faible
  • Travaux de terrassement limités
  • Facile à installer
  • Peut-être installée dans un sous-sol comme dans un garage
  • Facile à entretenir

Inconvénients :

  • Vidanges fréquentes
  • Système sensible aux arrêts de fonctionnement prolongés
  • Coût supplémentaire pour l’électricité
  • Non éligible à l’éco-prêt taux zéro

Filtre compact

Il est constitué d’une fosse toutes eaux et d’un massif filtrant. Les eaux traitées peuvent donc être relâchées dans la nature, sans représenter aucun danger pour la santé et l’environnement.

Avantages :

  • Pas besoin d’électricité pour fonctionner
  • Peu sensible aux arrêts de fonctionnement prolongés
  • Entretien simple et limité
  • Fréquence de vidange plus allongée dans le temps,
  • Eligible à l’éco-prêt à taux zéro (rénovation uniquement)

Inconvénients :

  • Nécessite dans certains cas l’installation d’un poste de relevage
  • N’est pas recommandé de l’installer hors-sol
  • Moins compact qu’une microstation d’épuration
  • Média à changer tous les 10 ans

Dans les deux cas, un contrôle par la SPANC est obligatoire (au moment de la mise en service, puis tous les dix ans – au maximum)

Notre choix s’est porté sur le filtre compact pour deux raisons : la sensibilité aux arrêts de fonctionnements (coupure électrique…) et la fréquence des vidanges.

Une fois la filière choisie, il faut déterminer la dimension de la cuve. Une règle simple s’applique. Compter le nombre d’Équivalent Habitant (voir ci-dessus). Son gros défaut : elle ne tient pas compte du vrai nombre de personnes ni de l’usage. Notre ANC sera donc surdimensionnée pour nos besoins, puisque nous avons un gîte saisonnier.

L’expert nous a rendu son rapport en deux semaines. Comme nous avions discuté avec lui en amont sur la solution du filtre compact, nous avons tout de suite donné notre accord.

Le traitement par la SPANC a été réalisé dans les temps pour la délivrance du permis de construire. En revanche, l’accord n’est valable que deux ans, ce qui laisse peu de temps pour l’installation de l’ANC lors d’une construction neuve.

À noter : lorsque le système d’assainissement collectif sera en place, nous aurons deux ans pour nous raccorder… à nos frais ! Heureusement, ce n’est pas demain la veille.

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